Editorial

ce blog ouvert est conçu pour celles et ceux qui, "au fil  rouge de leur vie", n'ont eu de cesse de mettre de la réflexion dans l'espace laissé  entre ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent et ce qu'ils font. Vous les voyez parfois au détour d'une rue, dans les rayons d'un supermarché ou au coin d'un quartier pauvre et misérable. Ces personnes  riches ou pauvres,  simples ou sophistiquées, toujours avec réserve, sont la cohorte d'une majorité silencieuse et qui n'en pense pas moins.

Je m'adresse à ces personnes qui ont pris du recul, bien qu'étant parfois très engagées dans leur vie. Comme tout va très vite, nous n'avons que peu de temps à consacrer à nous-mêmes et nous sommes submergés par des "prêts à penser" superficiels, étouffants et trop étroits.

Pour ma part, je contribuerai  en traitant de ce que l'on nomme le "vita malagasy" (made in Madagascar). Ce sera la fenêtre d'entrée à mes associations d'idées. Peut-être rejoindront-elles les vôtres?

Si vous aussi vous désirez partager sur ce blog ouvert, merci d'envoyer vos articles sur p.ramack@gmail.com

Je vous suhaite bonne lecture et bon voyage au coeur des mots qui font du partage un possible.

 

Patrick A. Rakotomalala

https://www.linkedin.com/in/rakotomalala-patrick-96b34062/

"Assieds-toi au bord de la rivière. Tu y verras passer le corps de ton ennemi."

 

Actualité

 le Bal des Gentils

Aujourd’hui, c’est dans l'air, je vais m'adonner à la bienveillance et pour commencer, je vais être gentil. Bigre ! Ça me donne envie de mettre le nez dehors et j’imagine…

J’imagine que l’on se dit bonjour lorsqu’on se croise dans la rue. J’imagine que l’on tend la main au plus faible, qu’on lui accorde de l’importance et qu’on l’encourage d’un simple sourire de connivence. J’imagine que l’on dit à l’autre « tu as raison » lorsque l’on sent que sa propre conviction n’est pas si solide que l’on croyait. J’imagine un moment ou face à la violence d’une colère, on préfère s’esquiver et demander congé en douceur. J’imagine le respect devenir un mode de vie et non un simple sujet de philosophie.

La gentillesse ? C’est le savoir vivre, cette valeur qui réunit le savoir et la vie. On ne devient pas gentil du jour au lendemain. Il faut de la force et du courage pour se donner comme premier commandement, celui de ne pas nuire à autrui. Se maîtriser est un art et peu de nos congénères y ont accès. D’ailleurs posez-vous la question :

Hitler était-il gentil ? Jusque-là, la réponse est simple même si je vois quelques suspects qui émettent de la compassion.

Mussolini était-il gentil ? Bon ! si vous êtes normalement constitué, vous avez la réponse car elle est quasi historique, mais de l’autre côté des Apennins, je crois qu’il reste encore quelques fervents admirateurs.

Franco était-il gentil ? On va peut-être arrêter le musée des horreurs.

Soyons plus objectif : Le Pen Jean-Marie est-il gentil ?

Ne répondez pas tout de suite. Vous pouvez réfléchir. Je vous aide un peu : « ça dépend par rapport à qui ? ». Par rapport à Hitler vous avez la réponse, elle est même discriminante quelle qu’elle soit. Par rapport à Ken, le copain de Barbie, là aussi vous avez une réponse discriminante. Mais par rapport à Macron, à Hollande, ou à Sarkozy ? Là vous faites de la politique et vous savez qu’en politique, il n’y a pas de gentil. Finalement, c’est à vous de faire le choix, et de vous de vous poser la question: vous serez à l’image de votre choix. Le gentil lui, ne fait pas de concession car il n’aime que les gentils et plus un politique émerge, plus le gentil s’en méfie car une grande gueule, c’est tout sauf un gentil. Si vous êtes comme ça vous aussi, vous venez peut-être de découvrir qu’une graine de gentillesse est en vous. A vous de la semer ou pas… Bon je vous dis ça de la situation en France mais à Madagascar, ne vous réjouissez pas trop et faites le même exercice.

C’est comme en entreprise. Vous savez, cet endroit où l’on cherche à tout prix à faire tomber les copains de leur fauteuil . La seule gentillesse que l’on s’accorde est de tout faire avec le sourire et surtout de se rassurer les uns les autres en se disant que l’on est tous là pour l’argent et le pouvoir.

Car le monde, il n’est pas gentil et c’est pour cela qu’il en faut… Des gentils. Ils sont dans vos champs de vie quotidienne. Ils ne sont pas bavards, pas blessants. Ils prennent sur eux et ils ont de grands yeux pour regarder le monde et les autres. Lorsque vous en croisez un, profitez-en car je vous assure, il est rare et si vous savez l’écouter, vous en apprendrez beaucoup, même de son silence. Quant à moi, "I am Parisien and I love Rien"! et le gentil, il rêve pour une fois au grand soir.

Patrick A. Rakotomalala